L’histoire scientifique du silicium organique
Le silicium organique intéresse les scientifiques et les thérapeutes depuis des décennies
maintenant. Nous vous présentons ces recherches dans les paragraphes ci-dessous.
En ce qui concerne les articles scientifiques publiés, dans les années 60 et 70, J. Loeper a
mené de nombreuses recherches sur les effets thérapeutiques du silicium organique (surtout
le MMST) chez les animaux (par exemple, de : Loeper J, Loeper J. Study of the action
of silicic compounds on experimental atheroma. C. R. Seances Soc. Biol. Fil., Sep 1967, 161,
3, pp. 589-91 à Loeper J, Goy-Loeper J, Rozensztajn L, et al. The antiatheromatous action of
silicon. Atherosclerosis, 1979, pp. 397-408.
Toutefois, Loeper n ‘était pas seul à travailler sur ce sujet, Philippe Gendre et une ou
deux autres personnes ont mené des recherches dans ce domaine également. Leurs travaux
peuvent être trouvés facilement sur les moteurs de recherches médicaux et scientifiques
habituels.
Cependant, il aura fallu attendre la deuxième moitié des années 70 pour que leurs travaux se
concentrent sur les effets thérapeutiques du silicium organique chez les humains (surtout le
MMST) et soient publiés. Ces travaux ont impliqué en particulier J. Eisenger (voir par
exemple : Schiano A, Eisinger F, Detolle P, Laponche AM, Brisou B, Eisinger J. Silicon, bone
tissue and immunity. Rev Rhum Mal Osteoartic, Juillet-Sep 1979, 46, 7-9, pp. 483-6 et les
références qui y sont citées).
C’est en 1976 qu’est apparu le premier produit de silicium organique (MMST) disponible
commercialement et à usage thérapeutique appelé « Conjonctyl » (pour une discussion à ce
sujet, consulter « Prescrire », no 195, 5 mai 1999, 19, pp. :398). Effectivement, au début
des années 80, il y avait assez de personnes intéressées par les effets thérapeutiques
potentiels du silicium organique (MMST) pour entreprendre des recherches sur la physiologie
humaine (absorption et métabolisme). En mai 1982, P Allain et ses collègues ont publié un
manuscrit dans la revue « Thérapie » sur l’absorption gastro-intestinale du silicium du
silicium organique (MMST). Le manuscrit a été accepté pour publication en octobre 1982
(consulter : Allain P, Cailleux A, Mauras Y, Renier JC. Etude de l'absorption digestive du
silicium après administration unique chez l'homme sous forme de salicylate de méthyl silane
triol. Thérapie, 1982, 38, pp. 171-174).
Le silicium a longtemps été avancé comme élément essentiel à notre bien-être mais la preuve
irréfutable de ces effets bénéfiques a été publiée en 1972 dans deux rapports importants qui
sont apparus dans les revues de Science et Nature. Ces rapports ont illustré les bienfaits
du silicium dans le régime quotidien pour le développement des poussins et des rats. Ces
travaux, et beaucoup d’autres depuis, ont montré que les tissus composés de collagène tels
que le cœur, les autres vaisseaux sanguins, les os, les articulations, la peau, les cheveux
et les ongles avaient besoin de silicium pour se développer et fonctionner normalement. En
1979 et 1993, les études ont montré que des injections ou des ingestions de silicium (sous
la forme de silicium organique, voir ci-dessous) augmentaient la densité osseuse des hanches
de patientes âgées atteintes d’ostéoporose.
Cependant, des données récentes américaines du célèbre « Framingham Cohort » indiquent que
ce ne sont pas seulement les femmes âgées atteintes d’une maladie des os qui peuvent
bénéficier d’un apport en silicium. En utilisant la densité osseuse comme instrument de
mesure, les chercheurs ont montré que les femmes et les hommes plus jeunes répondaient bien
à un apport élevé de silicium et voyaient leur densité osseuse augmenter. L’importance du
silicium pour les os a été soulignée en médecine orthopédique car des composés de silicium
sont fréquemment utilisés pour aider à guérir les os.
De plus, il a été prouvé que le silicium avait des effets bénéfiques chez les humains pour
les cheveux, la peau et les ongles. Ceux-ci, tout comme les os et les articulations
partagent les mêmes propriétés que les tissus « conjonctifs » et c’est donc sans surprise
qu’ils ont besoin de silicium pour bien se développer et fonctionner. Les derniers
membres
de ce groupe sont les vaisseaux sanguins, comme ceux du cœur, qui sont composés de tissus
conjonctifs. Il a été prouvé que le silicium a des effets bénéfiques pour le bon
fonctionnement des artères et prévient la formation de cholestérol.
De nombreux rapports ont
également indiqué que le silicium joue un rôle important dans certains aspects du
fonctionnement du cerveau, ce phénomène a été spécifiquement lié au fait que le silicium
s’associe à l’aluminium et en neutralise la toxicité. Il est très encourageant qu’un certain
groupe de chercheurs renommés étudient maintenant la biologie, la biochimie et les bienfaits
du silicium pour la santé. Ces connaissances plus approfondies sur le rôle du silicium sur
la santé seront disponibles dans la littérature scientifique dans les années à venir.